Mon corps me complexe : pourquoi notre rapport au corps ne dépend pas uniquement de l'apparence.
- Book PL
- 12 juin
- 3 min de lecture
Le corps n'est pas seulement ce que l'on voit pourquoi mon corps me complexe
Nous avons presque tous déjà ressenti un complexe.
Une cicatrice, un nez que l'on juge trop grand, une poitrine trop petite ou trop volumineuse, un ventre que l'on aimerait différent, des marques laissées par la maladie ou par le temps.
Lorsque nous parlons de nos complexes, nous parlons généralement de ce que nous voyons dans le miroir.
Comme si notre relation au corps se résumait à une image.
Pourtant, notre corps ne se limite pas à son apparence. pourquoi mon corps me complexe
Il est aussi constitué de sensations, de mouvements, de contacts, de souvenirs et d'expériences vécues.
Le rapport au corps ne se construit pas uniquement à travers le regard que nous portons sur nous-mêmes ou celui que les autres portent sur nous.
Il se construit également dans ce que nous ressentons.
C'est particulièrement vrai lorsque le corps traverse une transformation importante, qu'elle soit liée à l'âge, à un accident, à une grossesse ou à une maladie.
Dans ces moments-là, la question n'est pas seulement : « Que vois-je dans le miroir ? »
Elle devient aussi :
« Comment est-ce que j'habite ce corps aujourd'hui ? »
Pourquoi avons-nous autant tendance à juger notre corps ?
Nous vivons dans une société où l'image occupe une place immense.
Les réseaux sociaux, la publicité, les magazines ou encore les films nous exposent quotidiennement à des représentations du corps souvent très normées.
Peu à peu, nous apprenons à observer notre corps comme un objet à évaluer.
Est-il assez mince ? Assez ferme ? Assez jeune ? Assez conforme à ce que l'on attend de lui ?
Cette habitude peut nous conduire à entretenir une relation essentiellement visuelle avec notre corps.
Nous le regardons. Nous le comparons. Nous le jugeons.
Mais nous oublions parfois de le ressentir.
Pourtant, notre expérience du corps ne se limite pas à ce qui apparaît dans le miroir.
Le corps vécu : une autre manière de se percevoir
Les chercheurs qui travaillent sur l'image corporelle distinguent souvent l'apparence physique du vécu corporel.
Autrement dit, il existe une différence entre le corps que l'on voit et le corps que l'on habite.
Le corps vécu est celui que nous expérimentons chaque jour.
C'est la sensation d'un vêtement sur la peau, la chaleur du soleil, le contact d'une main, la conscience d'une présence physique, les mouvements du quotidien...
Les sensations parfois discrètes qui nous accompagnent sans que nous y prêtions attention.
Cette dimension sensorielle participe pleinement à notre rapport au corps.
Elle influence notre bien-être, notre confiance et notre manière de nous sentir présents à nous-mêmes.
Lorsque le corps change
Au cours de la vie, le corps traverse de nombreuses transformations.
Certaines sont attendues; d'autres surviennent de manière plus brutale.
Une grossesse, une opération, une maladie, un accident ou encore le vieillissement peuvent modifier la façon dont nous nous percevons.
Dans ces moments-là, il est naturel que l'image de soi soit questionnée.
Mais le changement ne concerne pas uniquement ce que l'on voit.
Il peut également toucher la manière dont on ressent son corps au quotidien.
Certaines personnes décrivent alors le besoin de retrouver des repères, de recréer un lien avec leur corps ou simplement d'apprendre à l'habiter différemment.
Il n'existe pas une seule manière de vivre ces transformations.
Chaque expérience est unique.
Après une mastectomie : au-delà du miroir
Parmi les transformations corporelles qui peuvent bouleverser l'image de soi, la mastectomie occupe une place particulière.
Les femmes qui traversent cette expérience évoquent souvent le miroir, les vêtements, le regard des autres ou leur propre regard sur leur corps.
Mais de nombreux témoignages parlent également d'autre chose.
Du toucher, de la sensation de présence ou d'absence, de l'intimité, du rapport quotidien à une partie du corps transformée.
Ces récits rappellent que le corps ne se résume pas à une apparence.
Il est aussi une expérience vécue.
Une relation intime que chacun construit au fil du temps.
Une réflexion qui a donné naissance à NÜD
C'est en écoutant ces témoignages qu'est née l'idée de NÜD.
Au fil des rencontres, une conviction s'est imposée : le rapport au corps ne se joue pas uniquement dans le regard.
Il se joue aussi dans le contact, le toucher, la présence et les sensations du quotidien.
NÜD a été imaginé comme un objet sensoriel porté au niveau de la poitrine.
Il ne s'agit ni d'un dispositif médical, ni d'une promesse de transformation.
Son intention est plus simple.
Proposer une présence discrète et une expérience tactile, pensée pour être ressentie.
Une manière d'explorer la relation que chacun entretient avec son propre corps.
Parce qu'au fond, le corps n'est pas seulement ce que l'on voit.
C'est aussi ce que l'on ressent.
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